BRESIL 2014

Algérie

Halilhodzic s'en va

Vahid Halilhodzic, l’entraîneur de l’Algérie, a démissionné de son poste après l’élimination des Fennecs. Le Bosnien est annoncé sur le banc de Trabzonspor, club qu’il a déjà dirigé en 2005-2006.

Halilodzic

La pétition demandant son maintien et les supplications des supporters n’auront pas suffi. Coach Vahid a officialisé son départ dimanche soir : « Aujourd’hui, après avoir vécu trois années en Algérie, mes obligations familiales et l’attrait de nouveaux challenges sportifs ont pesé lourdement dans mon choix. Je pars fier de mon bilan après avoir respecté totalement mon contrat avec la FAF », explique le sélectionneur dans un communiqué publié sur le site de la Fédération algérienne de football (FAF).

Critiqué et sur le départ depuis plusieurs mois, les mauvaises langues auront finalement eu raison de l’entraîneur bosnien. Dans le viseur de la presse et des Algériens à cause de sa soi-disant préférence pour la presse française et de son échec à la Coupe d’Afrique des nations 2013 (élimination au premier tour sans avoir gagné le moindre match), le technicien bosnien était également montré du doigt pour sa tactique défensive face à la Belgique lors du premier match en phase de poules (1-2) mais aussi et surtout pour son salaire excessif (700 000 euros par an selon les journaux locaux). Plus récemment, la presse s’est insurgée contre le fait que le sélectionneur ait demandé aux joueurs de ne pas respecter le ramadan pour préparer le match face à l’Allemagne faisant s’offusquer le principal intéressé. « Malheureusement, dans certains journaux algériens, la stigmatisation de mon image, de mon honneur, continue. Ils ont appelé à la haine contre Vahid, à l’agression de Vahid et de son entourage. Et ça, c’est dégueulasse, s’était emporté l’ancien entraîneur du PSG. Ce n’est pas la première fois que j’entraîne une équipe où il y a des musulmans. J’appartiens même à ce peuple. J’ai tout le temps laissé la liberté aux joueurs. J’aimerais bien que vous arrêtiez ce cinéma. Vous cherchez des polémiques partout. Je ne veux plus entendre parler du ramadan. »

Mais lors du Mondial brésilien, coach Vahid a répondu de la plus belle des manières : sur le terrain, en menant l’Algérie à son premier huitième de finale de Coupe du monde. Unanimement salué pour son parcours et pour la performance des Fennecs face à l’Allemagne, le Bosnien avait pourtant séché sa dernière conférence de presse d’après-match. Ses larmes après l’élimination resteront l’une des images fortes de ce Mondial tout comme lui restera dans l'histoire du football algérien.