BRESIL 2014

Coupe du monde 2014

TOPS/FLOPS : Robben Van Persie vous salue bien !

La soirée d’hier soir nous a réservé un spectacle magnifique, la Coupe du monde est belle et bien lancée. Analyse des réussites et des déconvenues individuelles de la deuxième journée de compétition.

van Persie

TOPS :

1) Arjen Robben (HOL)

L’ailier Oranje, repositionné en deuxième attaquant aux côtés de Robin Van Persie, a tout simplement éclaboussé la rencontre de toute sa classe. Auteur de 2 réalisations sur des exploits individuels, dans le pur style du joueur munichois, Robben a baladé la défense adverse en long, en large et en travers. Le 5-3-2 de Luis Van Gaal a permis de contrer parfaitement le jeu de passe espagnol et ainsi de donner de la profondeur au jeu. L’avaleur d’espace hollandais en a profité à la perfection, demandez donc à Sergio Ramos ce qu’il en a pensé... L’expression des Hollandais volants colle à la perfection au Munichois qui a survolé la rencontre de son talent. Pour tout ça, Arjen Robben est notre grand bonhomme de la soirée.

2) Robin Van Persie (HOL)

Comment ne pas mettre sur ce podium l’attaquant de Manchester United après son premier but splendide ? En plus quand vous inscrivez un doublé derrière avec une victoire au bout (5-1), contre les champions du monde en titre, votre place est dans ce Top. Le meilleur buteur de l’histoire des Pays-Bas a parfaitement joué son rôle, dans la profondeur, en appui, dans la conservation du ballon et dans le pressing (notamment sur le contrôle long de Casillas). Il a simplement joué sa partition à la lettre. 4 tirs, 3 cadrés et 2 buts, voilà Robin Van Persie ! C’est ça, la classe des grands buteurs. Son duo avec Robben est rempli de complémentarité et de justesse technique et pourrait bien être la doublette gagnante du Mondial.

3) Giovanni Dos Santos (MEX)

Marquer 2 buts en gagnant 1-0 et sans voir son nom au classement des buteurs, voilà le résumé de la soirée de Dos Santos. L’attaquant mexicain a vu deux de ses réalisations refusées par le corps arbitral, alors qu’elles étaient totalement valables. Frustrant vous avez dit ? Son duo avec Peralta a totalement désorienté la défense camerounaise. C’est encore lui qui est à l’origine du but mexicain inscrit par son compère de l’attaque qui a repris sa frappe repoussée par Itandje. Toutes les bonnes actions sont passées par les pieds de l’attaquant de Villareal, véritable pierre angulaire de l’attaque de la Tricolor. Dos Santos aura été à l’image de toute son équipe : plein de justesse technique et de rigueur tactique.

FLOPS :

1) Iker Casillas (ESP)

Mais où est passé San Iker ? En tout cas, il n’était pas sur la pelouse du stade de Salvador. Totalement méconnaissable et incapable de mettre à mal les offensives hollandaises, le portier espagnol a fini la soirée avec 5 buts dans la musette. Sa bévue sur le quatrième but, où il se fait prendre le ballon dans les pieds par Robin Van Persie après un contrôle trop long, en dit beaucoup sur son naufrage. Sur la dernière réalisation, Robben se joue de lui après une série de crochets où le gardien se retrouve au sol trop facilement. Le capitaine de la Roja a sombré comme l’ensemble de son équipe dans ce qui apparaît comme une des pires soirées de l’histoire du football espagnol.

2) Sergio Ramos (ESP)

Celui qui est logiquement défini comme le meilleur défenseur au monde a été l’ombre de lui-même. Mais quelle différence entre le défenseur impassable ainsi que buteur en finale de Ligue des champions et celui d’hier soir. En retard sur le premier but de Van Persie, éliminé trop facilement et pris de vitesse par Robben, Ramos a été dépassé toute la soirée par les attaques hollandaises. Son duel direct avec l’ailier hollandais a systématiquement tourné à l’avantage de ce dernier. Le défenseur madrilène n’a pas eu l’influence et la grinta qu’on lui connaît. Le leader de la défense a entrainé l’ensemble de ses coéquipiers dans sa chute. Sans la médiocre performance de son gardien, il trônerait largement en tête de ce flop.

3) Arturo Vidal (CHI)

On vous voit venir, vous allez crier au scandale. Mais le choix de mettre Arturo Vidal sur la troisième marche de nos flops possède une justification tout à fait censée. A voir comme le joueur était en colère contre lui-même au sortir du terrain, lui aussi se serait placé dans notre liste de flop. Mais ce classement pour un joueur qui a quand même réussi quelques bonnes passes, c’est aussi un tacle général contre le staff chilien. Pourquoi avoir pris le risque d’aligner Vidal lors du match face à l’Australie, plus faible formation du groupe ? Pourquoi ne pas l’avoir préservé pour les deux chocs à venir (Espagne et Hollande) ? Parce que le guerrier des Andes, en plus de n'avoir pas régné sur le milieu, aurait très bien pu rechuter face aux rugueux Australiens. On ne sait pas pour vous, mais nous on n’a pas vu le vrai Vidal hier. Ah et si le Chilien est parmi nos flops, c’est aussi parce qu’on ne voulait pas accabler plus l’Espagne.